Nous envisageons de proposer une version personnalisée pour les entreprises
Richard Chèvre, 50 ans, conseille les entreprises en matière de réseaux et d'infrastructure de communication et d'information. Il est responsable de la société R-elation à Tavannes dans le Jura bernois. Utilisateur professionnel de Macintosh depuis 1984, il a bien voulu répondre aux questions que nous lui avons posées au sujet du site mes.signets.ch (partage de signets en ligne) réalisé par son collègue créateur de site internet François Giorgianni (33 ans). Pour ceux qui ne connaissent pas mes.signets.ch, ils peuvent se reporter à notre tutoriel.
Pouvez-vous décrire mes.signets en quelques mots ? Richard Chèvre: «Il sert de référence pour des domaines qu'on peut définir et qui sont souvent propres aux intérêts et aux passions des gens. En ce qui me concerne, j'y mets des signets qui sont très techniques et que je ne publie pas, qui sont en quelque sorte mes outils de travail.
J'y mets également tout ce qui a trait à la musique celtique, à la cornemuse en particulier, ce qui me permet d'y renvoyer les gens qui me posent des questions ou recherchent des partitions, des morceaux. Tout ça en ne leur donnant qu'une seule adresse et la consigne de cliquer sur une étiquette.
Le système des étiquettes permet d'une part de trouver rapidement les sites concernés par un domaine d'activité (musique, informatique...) ou par un thème (la région, la politique, l'administration...) et de permettre à chacun d'avoir accès à ses propres classements, en fonction de ses intérêts.
La taille des étiquettes permet de connaître quels sont les domaines les plus fréquentés.»
Pensez-vous que des sites comme mes.signets.ch, Blogmarks ou del.icio.us vont remplacer à terme les moteurs de recherche plus traditionnels ? Richard Chèvre: « Je ne pense pas qu'on va voir Google remplacé avant longtemps. C'est vrai que les requêtes qui y sont exprimées sont généralement assez basiques. Le besoin de cibler les recherches est assez récent et il faudra un peu de temps pour qu'un réel savoir-faire dans ce domaine s'installe. Les comportements vont changer, mais les moteurs traditionnels ont encore un bel avenir.
L'idée d'avoir des moteurs de proximité ou partiellement paramétrables par les utilisateurs est séduisante, mais elle demandera en revanche un gros travail de contrôle s'il s'avère que le succès est au rendez-vous. Il faudra penser à empêcher l'introduction de signets parasites comme ceux vantant les charmes des enfants dénudés, des demoiselles complaisantes, ceux vantant les produits pharmaceutiques, les boursicotages, les ventes d'armes, la désinformation. Le champ est vaste.»
Mes.signets.ch semble être encore dans une version non finalisée (beta). Son faible nombre d'utilisateurs est donc actuellement un point faible (septembre 2007). Voyez-vous le site comme une manière de démontrer votre savoir-faire ou allez-vous réellement promouvoir ce service auprès du plus grand nombre ? Richard Chèvre: « Pour le moment, il s'agit clairement de démontrer un savoir-faire.
Certaines fonctions d'administration des signets sont encore lacunaires et nous en sommes restés à cet état par manque de temps...
Nous ne sommes pas prêts à gérer un gros afflux de visiteurs pour le moment. Comme je le mentionne plus haut, il faut que nous trouvions une solution de filtrage dont le mécanisme (même s'il est complexe) restera facile à maîtriser. La promotion du site arrivera quand nous serons prêts, ou quand nous aurons trouvé un moyen de financer son entretien. Là aussi les propositions sont les bienvenues... Nous envisageons également de proposer une version personnalisée pour les entreprises ou les groupes de travail qui souhaitent bénéficier d'un outil de documentation des signets.
Nous allons reprendre en main signets.ch un de ces 4. C'est vrai qu'on l'a un peu oublié. En ayant la tête dans le guidon, on oublie d'être spectateur et on laisse traîner les chantiers...»
Avez-vous d'autres informations à transmettre à nos lecteurs ? Richard Chèvre: « Ils peuvent essayer "mes.signets.ch" ( ou www.signets.ch , ou www.yourbookmarks.ch ). Vous êtes invités à soigner particulièrement l'attribution de mots-clés. Ainsi la qualité des recherches sera au rendez-vous... Nous vous remercions par avance pour toutes les suggestions que nous allons recevoir.»
Merci Richard d'avoir bien voulu nous accorder un peu de temps.